Le combat contre William Reid n'avait pas seulent marqué le corps de Virgile.
Il avait entamé son â. Ce n'était pas la victoire qui pesait sur ses épaules, mais ce qu'elle lui a arraché, ce duel l'avait forcé à puiser dans des zones d'ombre qui n'avaient préféré ne jamais explorer. Et désormais, alors qu'il progressait dans les entrailles du tournoi. Il sentait le poids de nouveau regard plus lourd s'abattre sur lui.
Dans les gradins, son nom n'était plus un simple matricule. C'était une ruur de tempête. Certains le surnommaient déjà « le Spectre ». Il n'entrait dans aucune case, il était l'élént chaotique dans un jeu de pions aux trajectoires pourtant écrit d'avance.
Virgile, avancez seul dans le couloir de Pierre nant à la prochaine arène. Mira avait été éliminé. Yonaka sombrant dans un somil sans rêve et William, lui, luttait encore contre la douleur en salle de soin.
Il avait besoin de ce silence.
Et il obtenait un instant la claur de la foule. Les chocs d'acier et les vibrations sourdes du stade s'effacent, étouffant par la masse des murs. Il ne resta bientôt plus que le ryth régulier de son souffle, le battent maîtrisé de son cœur. Et cette silhouette immobile au bout du couloir ?
Ce n'était pas son prochain adversaire, c'était encore pire.
Dans la zone d'attente, Virgile fit face à une présence qui ne connaissait que trop bien. Un long manteau noir, un regard froid. Des cheveux d'argent qui captaient la moindre lueur com un miroir inversé.
Ezeckiel Tébras.
Ils partagèrent presque le mê nom. Mais il partagea surtout un passé que ni l'un ni l'autre n'auraient pas réussi à enterrer. Il s'était connu bien avant l'académie. Bien avant les titres de noblesse. À l'époque, il n'était que 2 ombres parmi tant d'autres dans un orphelinat oublié des quartiers extérieurs, ils s'entraînaient ensemble. Lutter pour une ration de plus, Et rêver d'un avenir qui dénie enfin baisser les yeux sur eux.
Puis ce jour fatidique arriva, une famille noble est devenue et ils avaient choisi Ezeckiel.
Virgile, lui, était resté sur le quai.
Depuis, leur chemin s'étaient séparés sans jamais vraint s'éloigner. Ézéchiel n'était pas inscrit pour ce combat. Du moins pas encore, Mais il apparaissait toujours ainsi. Soit en marge ou au détour d'un carrefour. Com une présence résiduelle dont on ne se débarrasse jamais tout à fait.
— Ah… Virgile. Encore debout ?
Il lança sa phrase avec un amusent fin, un sourire en coin, saturé d'arrogance.
— J’avoue que je te pensais éliminer dès les premiers tours. Com un sauvage sans nom.
Virgile ne répondit pas, il connaissait son jeu. La provocation ? La traque d'une moindre faille. Ézéchiel Se nourrissaient des réactions d'autrui, com un poisson blanc qui ne savourait goutte à goutte.
— Tu sais, reprit-il, la direction de l’Académie surveille de très près. Certains parlent déjà de moi com du futur délégué principal.
Un rire discret, presque aérien, s'échappant de ses lèvres.
— Un orphelin devenu noble pour encadrer les talents inférieurs… C’est presque poétique, tu ne trouves pas ?
C'est ézéquiel, ce n'était plus de l'ambition. C'était une pathologie. Un besoin maladif de briller pour justifier cette place qu'on lui avait offert, cet amour qui craignait de perdre à chaque instant.
Virgile, le comprenez. Mais cela n'excusait rien son attitude.
— Com toujours tu parles beaucoup ézéchiel, répondit-il enfin d'une voix cal. C’est souvent le symptô d’un doute qu’on essaie de faire taire.
Le visage d'argent se fige, un TIC nerveux traversa brièvent son regard.
— Tu n'es rien. Virgile, tu l'as toujours été. Moi j'ai été choisi. Toi, on t'a laissé derrière.
Virgil haussa simplent les épaules.
— Et pourtant, c'est toi qui regardes à chaque match. C'est toi qui te tiens toujours dans mon sillage. Tu as peur, tu le sens mê si tu refuses de l'adttre.
Un rictus déforma les traits d'ézéchiel, La noblesse de façade s'effrita de son visage.
— Je te suis supérieur en tout point !
— Tu veux y croire, Rétorqua Virgile sans ciller. Parce que sans cette certitude, tout ton monde s'écroule. Mais la vérité, Ezekiel... c'est que tu m'envies depuis toujours.
Un rire sec lui répondit.
— Je t'envie ? Toi ? Un paria qui traîne avec des créatures sans avenir.
— Oui, parce que je suis libre, je n'ai rien à prouver à une famille que je ne supplierai intérieurent de m'aider. Je n'ai besoin d'aucune validation pour s choix. Je suis ce que je suis.
Le silence retomba. Une atmosphère lourde, pesée dans l'air. Ézéchiel fit un pas en avant, brisant la distance de sécurité.
— M'a adopté. Quand on m'a adopté, j'espérais qu'il te prendrait aussi. Que tu viendrais avec moi.
Sa voix se fit tranchante com une la de glace.
— Mais tu n'étais pas assez bien pour eux.
Il se détourna brusquent, cherchant à avoir le dernier mot par la fuite.
— Depuis, tu regardes com si tu voulais prendre ma place. Com si tu pensais pouvoir m'égaler, tu n'existes que dans mon reflet Virgile.
— Non ? Ézéchiel je n'ai jamais voulu ta place et les bâtie sur des illusions et des attentes qui ne sont mê pas les tiennes. Tu vis dans le regard des autres, moi, je bats pour exister selon s propres ters.
Ézéchiel pivota, le visage déformé par une colère sourde.
— Tu n'as aucune idée de ce que j'ai enduré pour en arriver là !
— C'est vrai, répondit Virgile Savoie, restant d'une stabilité désarmante. Mais toi, tu ignores ce que je suis devenu le jour où j'ai cessé de penser à toi.
Il reprit sa marche dépassant la silhouette noire.
— Continue de croire que je suis un écho, que je suis déjà plus vivant que tu ne le sauras jamais.
Derrière lui, la nace tomba, basse et vénéneuse :
— Le jour où tu croiseras ma route... Je ne te briserai pas par haine. Je le ferai parce que tu Gênes.
Virgile ne prit mê pas la peine de répondre, ce duel viendra, il le savait, mais pas aujourd'hui. Un autre combat l'attendait et il n'avait pas le droit à l'erreur. Pourtant, au fond de lui, quelque chose Vibrer. Ce n'était pas de la peur, c'était une impatience brûlante.
Car Virgile le savait, il était déjà plus fort qu'elle ciel. L'autre ligne serait encore aveuglée par son manque. De privilèges. Mais le jour viendra. Ou les illusions voleront en éclats.
Pas par haine. Simplent pour qu'il puisse enfin grandir.
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